Mokie, le plus vieux cheval du monde, meurt à 40 ans

Mokie, plus vieux cheval du monde

Il avait appartenu à Burt Reynolds : ce cheval vient de battre un record mondial… juste avant de s’éteindre

Il s’appelait Mokie, mais on l’avait baptisé Mohawk à sa naissance, le 21 février 1985. Ce cheval arabe a vu le jour sur le domaine de Burt Reynolds, acteur mythique de Smokey and the Bandit. Trente-neuf ans plus tard, il devenait officiellement le plus vieux cheval vivant connu, avec ses 40 ans et 83 jours. Un exploit rare dans le monde équin, où l’espérance de vie tourne plutôt autour de 25 à 30 ans.

Mais à peine ce titre validé, Mokie s’est éteint. Il est mort le 3 juin dernier, quelques semaines seulement après avoir été reconnu par les autorités officielles comme détenteur de ce record mondial.

“Chaque jour passé avec Mokie était un jour spécial.”

Après avoir passé ses premières années sur le domaine de Burt Reynolds, Mokie avait été vendu en 1992 à une femme nommée Beverly. Ensemble, ils ont parcouru les États-Unis à cheval, tissant une relation aussi complice que durable. Puis, dans ses dernières années, Mokie avait élu domicile en Floride, à Jupiter, chez Arica Dzama.

C’est Arica qui a veillé sur lui jusqu’à la fin. Au départ, elle devait simplement le garder pendant que Beverly s’absentait. Puis, la vie a fait son œuvre. Beverly est partie, et Mokie est resté.

Devenu trop âgé pour être monté, le cheval s’est transformé en compagnon de thérapie. Il a accompagné des personnes en souffrance, offrant son calme et sa tendresse à ceux qui en avaient besoin. “Il aimait manger, se faire brosser, donner des bisous”, raconte Arica. “Il m’a appris à aimer un cheval sans rien attendre en retour, sauf sa présence.”

Un cheval qui n’était plus monté, mais qui soulevait les cœurs.

Les photos de Mokie entouré d’enfants, ou encore fêtant son 36e anniversaire en 2021, témoignent d’un lien unique entre cet animal et les humains qui l’ont entouré. Jusqu’au bout, il est resté paisible et aimé.

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“Je rêvais qu’il reçoive son titre de son vivant. Mais savoir qu’il a été reconnu, que sa longévité est saluée, c’est un cadeau que je garderai pour toujours”, confie Arica, émue.

De Mohawk à Mokie, d’acteur de western à cheval thérapeute, son parcours est à l’image des plus beaux rôles du cinéma : inattendu, touchant, et inoubliable.

Alors, au fond, est-ce vraiment la durée de vie qui compte, ou l’empreinte que l’on laisse derrière soi ?

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